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La rigole, le sourire du sentier

Pour freiner ou stopper cette hémorragie inexorable, une seule solution : le drainage. Il en existe de toute forme et de toute nature, mais nous nous intéressons ici aux plus accessibles dans le cadre d’un entretien léger avec des outils simples.

La définition de ce poste dans le PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et Randonnées) nous dit ceci : « Ces ouvrages (drains maçonnés, rigoles en pierres sèches ou sur le chant, cunettes pavées et revers d’eau) permettent de canaliser et d’évacuer en aval du sentier les eaux pluviales, les sources et les ruissellements ponctuels relativement peu importants avant qu’ils ne creusent l’assise du sentier et ne charrient trop de matériaux. »

L’efficacité de ces ouvrages est fonction de leur adaptation à la pente du sentier et donc de la vitesse d’écoulement des eaux de ruissellement. Plus la pente est forte, plus l’ouvrage doit être solide et durable.

En ce qui nous concerne, seuls les rigoles ou les surbaissements creusées en travers du sentier sont à notre portée. Moins durables que des ouvrages en pierres sèches ou en maçonnerie, ils sont néanmoins déjà efficaces à condition d’être entretenus régulièrement.

Evacuez

schema_drainage_imbaL’évacuation de l’eau doit être efficace. Pour un sentier traversant (en courbe de niveau) ou une pente faible, la technique idéale est de surbaisser une partie du sentier afin que l’eau s’évacue facilement.

Lorsque cela est possible, le sentier devrait avoir un légère pente vers le côté aval, soit environ 5%.

schema_pente_sentier_imbaPour choisir le placement d’une rigole, observez d’abord le terrain, et la façon dont s’accumulent les matériaux charriés par les dernières pluies. Il y a toujours un emplacement « plus naturel ».

Lorsque la pente est forte, et les sources déversantes importantes, on peut éventuellement multiplier les rigoles à quelques mètres d’intervalle. Ainsi lorsque la première déborde ou se bouche, la suivante peut prendre le relais.

pelle_imbaMais bien souvent, le sentier est soit déjà profondément raviné, soit son côté aval est plus ou moins empierré (les débris évacuées du sentier forment au cours du temps un vrai muret). Dans ce cas il est obligatoire de réaliser une brèche, et de creuser le côté aval pour retrouver une pente d’évacuation suffisante et dégagée.

beche_imbaPlus le sentier est pentu, plus on donne un peu d’angle à la rigole, une trentaine de degrés au-delà de la perpendiculaire, toujours pour faciliter l’écoulement naturel de l’eau.

Si des travaux de drainage ont déjà été effectués, il faudra s’assurer que les rigoles sont libres de feuilles ou débris, que l’entrée et la sortie de tous les drains sont bien nettoyées.

pulaskiLes outils par excellence pour ce genre de travaux sont la pelle ronde en acier, la bêche et la houe-pioche.

Le Pulaski est une sorte de houe-pioche inventée par les pompiers américains pour combattre les feux de forêts. Cet outil à tout faire à depuis été largement adopté par les « trail crews » américains.

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7 réponses à : « L’art du sentier : formation par le service rando du CG06 »

  1. Le balisage spécifique VTT des uns, ça me fait toujours un peu peur dans la mesure ou ça peut devenir les seuls chemins autorisés aux VTT pour d’autres.

    Faudra être très vigilant et ne pas scier notre propre branche.

  2. C’est vrai, mais d’un autre coté, cela participe à une politique de la région en faveur du développement des activités nature où le VTT a une part importante, avec des circuits balisés et référencés, et on ne peut pas s’en plaindre.
    Notre tâche (et donc notre vigilance) est évidemment de bien signifier aux gestionnaires qu’en aucun cas la pratique ne peut se restreindre qu’à ces seuls circuits, et que gérer ne passe pas forcément par « restreindre ».

  3. Salut
    J’essaye d’entretenir les sentiers sur lesquels je roule.
    Notamment un bois à coté de chez moi qui n’est pas entretenu depuis des années.
    Mais je fais cela au feeling et ce n’est pas toujours évident.
    Je me contente du minimum, c’est à dire dégager les arbres morts et rafraîchir certaines zones.
    Cela fait mal au coeur de voir un aussi joli bois non entretenu.
    De plus, il est la proie idéale des flammes

  4. salut,
    toutes ces actions sont intéressantes et de nature à développer une image posiitive de notre pratique sportive
    etre acteur sur le terrain, le faire savoir pour en retirer bénéfice et respectabilité
    on a tous, sur nos terrains de jeu des zones un peu « massacrées » par des usages abusifs tant en moto qu’ en VTT
    comment avoir la garantie que reconquérir le paysage et le tracé par des procédés anti-coupe sera cautionné, voire meme compris de tous les usagers ?le tracé convenant à l’ un n’ est pas celui convenant à l’ autre !
    sous couvert de bonne action, n’ y a t-il pas une forme d’appropriation des lieux par nous autres VTTistes ?par nos choix de tracé n’ érigons nous pas des interdits à d’ autres usagers ?

  5. @phil : Précisément, notre charte et notre action vise à faire respecter par tous le tracé « original » du sentier. Les coupes ne sont d’ailleurs pas créées par les seuls vététistes, de plus en plus de marcheurs sportifs n’hésitent pas à couper, cassant ainsi le tracé originel.

    Cautionnés ? Compris ? C’est tout le travail de longue haleine qui se déroule devant nous. Nous le savons en suivant certaines réactions très… « jeunes » sur des forums de freeriders, que nous passons pour des empêcheurs de tourner en rond, alors que nous tentons précisément d’établir les bases d’un mouvement qui défendra un partage équilibré des espaces naturels entre vététistes et autres usagers. Et il n’est évidemment pas question de « s’approprier » quoi que ce soit. Même si dans certains cas particuliers, une séparation marcheurs – vététistes est souhaitable, la majorité des sentiers que nous empruntons doit surtout rester accessible à TOUS !

    Enfin l’entretien d’un sentier est évidemment au bénéfice de tous. Nous ne parlons pas pour l’instant d’aménagements destinés à « durcir » ou « faciliter » les passage des vélos.

  6. Lorsque je me promène en montagne un sentiment de sacré m’habite. Chaque pierre déplacée, chaque pigne écrasée, chaque brin d’herbe piétiné me semble un sacrilège. Je n’ai pas le droit d’être là. Seul le silence naturel de la faune et du vent dans les arbres, seul le vieil arbre mort, seul le petit ruisseau d’eau vive sont chez eux. Je suis l’intrus qui dérange rien que par sa présence. J’ai beau me faire tout petit, discrèt et silencieux, je me trouve indigne d’appartenir à la nature. Ce mot galvaudé, ce concept méprisé par l’activité humaine, cette idée même me déshonnore.
    Alors que penser de ceux qui regardent avant tout leur roue avant ?

  7. « on a tous, sur nos terrains de jeu des zones un peu “massacrées” par des usages abusifs tant en moto qu’ en VTT »
    « J’ai beau me faire tout petit, discret et silencieux, je me trouve indigne d’appartenir à la nature. Ce mot galvaudé, ce concept méprisé par l’activité humaine, cette idée même me déshonore.
    Alors que penser de ceux qui regardent avant tout leur roue avant ? »
    ——
    J’en pense que l’usage de véhicules à moteur sur sentier est interdit – à juste titre – par la loi, plus précisemment interdiction générale des moteurs en dehors des routes ouvertes à la circulation publique ….
    et que la pratique déviante du VTT style « descente à fond la caisse » dessert malheureusement les pratiquants de ce merveilleux sport de pleine nature, qui reste sans aucune empreinte négative sur l’environnement, si chacun en respecte l’éthique : combien de fois ai je rencontré biches et autre animaux sauvages, aucun problème de « cohabitation » avec piétons , chevaux … si on maitrise son comportement ( c’est plutôt les clébards des piétons qui sont un cauchemar) ,aucun dégât du sol si on s’en donne la peine de faire comme il faut … etc

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