Parc National du MercantourL’info arrive tardivement, puisqu’il ne reste que jusqu’au 28 décembre 2011 pour s’exprimer à travers l’enquête publique en cours, par email à :

pref-chartepnm@alpes-maritimes.gouv.fr ,

mais ici au moins, pas nécessaire de courrier postal avec accusé de réception !

Pour mémoire, à l’occasion de ses 30 ans, la nouvelle gestion du Parc National du Mercantour a entièrement refondu sa charte, qui pose les bases d’un respect de ses richesses naturelles, culturelles et paysagères par ceux qui vivent dans son périmètre ou à proximité, et par ceux qui le visitent.

Voici à titre d’information/inspiration quelques principes proposés par eco-sentiers (et par d’autres associations telles que la MBF) pour cette enquête publique :

  • Eco-sentiers milite activement pour la sauvegarde et l’entretien des sentiers de montagne, pour une éthique de la pratique du VTT dans les espaces naturels, et pour une reconnaissance juste et objective de cette dernière en tant qu’activité de loisir nature. Le VTT, ou plus exactement « Vélo de Montagne », s’intègre parfaitement dans l’évolution de notre société comme outil accessible de découverte des espaces naturels, dans le respect de l’environnement, de la santé, et des autres usagers.
  • Eco-sentiers soutient l’accès réglementé et/ou encadré dans les zones de coeur de parc nationaux, dans la mesure où celles-ci sont ouvertes au tourisme pédestre. Le vélo étant ici un outil de « randonnée douce » et non un « véhicule », comme cela a été admis officiellement par les offices nationaux de gestion des forêts aux Etats-Unis.
  • La cohabitation avec les autres pratiquants des sentiers ne pose aucun problème sur la très grande majorité du territoire. Les « conflits sporadiques » sont des exceptions généralement liés à des excès de personnes plus que de pratique. Quelque soit l’activité de type « randonnée douce », une réglementation d’usage adaptée associée à de la pédagogie, sont toujours préférable à des interdictions ou limitations qui ne peuvent être justifiées.
  • Les notions de dégradation des sentiers n’ont jamais été prouvées par une étude indépendante. De plus, des associations telles que eco-sentiers et la MBF militent depuis toujours pour inciter à la préservation et l’entretien des sentiers par les vététistes. L’information et la pédagogie ont fait leurs preuves lorsqu’elles sont utilisées à bon escient, et sont toujours plus efficaces que répression et interdictions.
  • Hier moyen de transport, le vélo dit « de montagne » est aujourd’hui devenu un outil extraordinaire de découverte des espaces naturels, sans aucune pollution environnementale ou sonore associée. Tout comme le randonneur pédestre, le randonneur cycliste doit se plier au respect du sentier, des zones fragiles ou sensibles, et aux règles élémentaires de priorité des autres usagers.

C’est dans cet esprit que nous souhaitons une réglementation juste qui ne place pas ce moyen de randonnée moderne en opposition avec les approches plus traditionnelles de la montagne.

Bien comprendre la charte en 8 points

  1. La charte découle de la loi de réforme des parcs nationaux votée en 2006, qui réaffirme la complémentarité entre protection des cœurs de parcs et développement durable des communes de l’aire d’adhésion.
  2. Elaborée avec tous les acteurs et élus locaux, c’est un projet de développement local qui s’appuie sur les atouts du territoire. Elle est pilotée par le conseil d’administration du parc qui représente l’ensemble de ses acteurs.
  3. La charte reconnaît la place de l’homme, élément légitime de la biodiversité, en recherchant le juste milieu entre protection et développement : préserver le patrimoine, source de richesses, de bien-être et de notoriété ; bien vivre de l’agriculture, de la forêt et du tourisme par une exploitation durable des ressources naturelles ; développer le recours aux énergies renouvelables…
  4. Le cœur du parc reste protégé, par une application encadrée et expliquée de la réglementation, mais aussi par des mesures contractuelles qui sont proposées dans la charte.
  5. En adhérant à la charte, les communes conservent la maîtrise totale de leurs décisions dans l’aire d’adhésion : le parc intervient avec elles sous la forme de partenariats pour les aider, par exemple, à mettre en place les projets qui s’inscrivent dans les orientations de la charte.
  6. En adhérant à la charte, les communes bénéficieront de l’image « Parc national », un label reconnu au niveau international, et de la forte notoriété du Mercantour.
  7. La charte est un outil au service du territoire et de ses habitants : projets éducatifs, touristiques, culturels, agricoles, contribution au bien-être des générations présentes et futures…
  8. La charte sera évolutive : les communes qui y adhèrent s’engagent jusqu’à sa révision, au plus tard tous les 12 ans ; mais ce document peut aussi être modifié ou révisé à tout moment, c’est pourquoi sa mise en œuvre sera évaluée régulièrement.

 

Une réponse à : « Donnez votre avis sur le projet de charte du Parc National du Mercantour »

  1. je pense que les bergers veulent une protection contre les loups qui s’attaquent aux moutons et aux vaches et donc ont réclame une protection merci.

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