Les vététistes des Alpes-Maritimes sont gâtés par la nature. Outre des conditions climatiques qui leur permettent de rouler quasiment toute l’année, ils disposent d’un terrain de jeu, les sentiers, d’une valeur inestimable.

Conscients que ce patrimoine façonné et légué par les anciens est fragile et que leur pratique a un impact sur l’environnement, les vététistes, comme de nombreux citoyens, souhaitent désormais ne plus être seulement consommateurs d’espaces naturels, mais également acteurs responsables dans leur pratique.

Pourquoi ?

La question concerne notre cadre de vie et notre qualité de vie à tous. Le patrimoine des chemins est naturellement lié au principe de développement durable. Les sentiers sont une des pièces maîtresses de la richesse et de la diversité paysagère du territoire.

Le développement durable, dont les piliers sont le lien social, le développement économique, et la préservation de l’environnement, ne peut que s’intéresser à ces sentiers qui « fabriquent » du lien, participent au développement touristique, et sensibilisent à l’environnement auquel ils appartiennent. Au moment où les questions environnementales sont au centre du débat public, il est nécessaire de s’interroger sur les démarches à mettre en place pour préserver ce patrimoine naturel fragile.

Attention cependant : les sentiers, espaces de liberté par excellence, n’existent qu’à travers la volonté des pouvoirs publics, et ne perdurent que grâce à la vigilance de ceux qui les entretiennent. Sinon, au mieux c’est la nature qui reprend le dessus, au pire la clôture ou le béton…

Depuis les lois de décentralisation, un outil efficace et reconnu pour la sauvegarde du patrimoine des chemins existe : le Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et Randonnée (PDIPR, adopté dans les Alpes Maritimes en 2004) incite les Conseils Généraux à recenser le réseau de sentiers de leur territoire, à en assurer la continuité, et à le protéger. Un sentier appartenant au domaine public des collectivités locales inscrit au PDIPR devient inaliénable.

Cependant, la loi ne peut pas tout. L’enjeu aujourd’hui est de s’inscrire dans une démarche participative impliquant les différents acteurs, institutionnels et associatifs, mais aussi les citoyens. Associer les usagers à la sauvegarde des chemins permet de les sensibiliser à la gestion durable des ressources.

Une fois ce constat posé, que faire ?

Compte tenu de l’immobilisme de nos fédérations de tutelle en la matière (FFC, FFCT) et même si nous ne sommes pour l’instant encore, que peu concernés par des problèmes de dégradations, de conflits d’usage, ou encore d’interdictions, l’AS Cagnes VTT et 1001sentiers.fr prennent aujourd’hui l’initiative de promouvoir une pratique responsable du vtt, au travers d’un projet nommé « eco-sentiers ». Cette démarche se concrétise par la mise en place de deux actions principales :

  • Charte eco-sentiers : Visant à concilier la pratique du vtt avec le respect de l’environnement, la charte est un code de bonne conduite qui aborde de façon très concrète l’ensemble des thématiques intéressant notre pratique au quotidien : respect des sentiers, respect des autres usagers, balisage…
  • éco-veille : Dans la lignée de celle élaborée par la Fédération française de Randonnée Pédestre, l’Éco-veille représente une démarche qui a pour but de sensibiliser les citoyens de tous âges (adultes, enfants, scolaires) à la protection de l’environnement et plus particulièrement à la préservation des chemins et sentiers de randonnée pédestre. Elle rassemble des acteurs provenant de milieux certes différents, mais qui partagent les mêmes valeurs environnementales et qui souhaitent s’organiser selon une méthode commune : chacun apportant, à la mesure de ses possibilités, ses compétences, ses expériences, ses moyens matériels et financiers. Aussi, les acteurs d’eco-sentiers seraient amenés à réaliser des actions concrètes traduisant les valeurs de développement durable qu’ils défendent. Actions qui se dérouleraient autour de deux axes majeurs :
    • la prise d’informations (repérage de sentiers ou de balisages détériorés et de dépôts sauvages ou toutes formes de pollutions nuisant à la nature).
    • les chantiers d’action sur le terrain (entretien, réhabilitation de sentiers et journées de nettoyage).

Si vous vous sentez concernés par ces questions et que vous partagez avec nous les valeurs du développement durable, alors n’hésitez pas à vous joindre à cette démarche en informant vos amis et adhérents et en adhérant à l’initiative eco-sentiers.

2 réponses à : « Le projet eco-sentiers »

  1. petite proposition intérressante de patrick qui nous est venue en enlevant les nombreux arbres tombés sur le sentier de clans ; apposé un petit panneau en bois avec inscription : “nettoyé par les vttistes”

  2. Combien de fois ne nous nous sommes pas dit la même chose lorsqu’une action efficace et utile à tous était entreprise ! Je retiens ton idée Nissart, donner de la visibilité et par la même motiver d’autres actions équivalentes est positif. Le seul inconvénient que l’on pourrait nous reprocher est de faire de l’affichage non autorisé, mais tant que cela reste discret et pas abusif. Le panneau en bois est idéal pour le côté biodégradable, par contre sa réalisation est plus difficile, mais ça vaut un appel à idées et contributions.

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